MAÎTRE AU BROCART D’OR
(MAÎTRE AU FOND DE BROCART)
Dernier quart du XVe siècle
Auteur de peintures religieuses. Peintre anonyme, au nom de convention donné par M.J. Friedländer. Pour celui-ci, qui ne cite ce peintre qu'à partir de 1928 et uniquement dans des certificats authentifiant des Madones sur fond de brocart, dérivées de celle représentée par R. van der Weyden dans "Saint Luc dessinant la Vierge" (Boston, Mus. of Fine Arts), le maître serait un faible imitateur de ce dernier, actif dans la dernière décade du XVe siècle. En 1938, W. Schöne enrichit son catalogue de cinq copies d'une "Vierge et Enfant" à têtes rapprochées, dont l'original, attribué par lui à H. van der Goes, aurait été retravaillé dans le cercle de D. Bouts par le peintre qu'il a baptisé Maître de l'Arrestation de Munich. M. Comblen-Sonkes a constaté, dans la "Vierge" de Dijon, que les traits du dessin sous-jacent commencent souvent par une boucle et que les hachures sont incurvées dans les carnations. Autre caractéristique de ce maître au sentiment un peu mièvre : le cerne, qui délimite toutes les formes, même les parties claires des plis, et l'arc en accolade, qui sépare les lèvres.
Redacteur
- Lievens - de Waegh, Marie-L
Collecties
- Musée des Beaux-Arts (Dijon)
Bibliografie
- W. SchÏne, Dieric Bouts und seine Schule, Berlin, 1938, p. 177.
- M. Comblen-Sonkes, Le Musée des Beaux-Arts de Dijon, Les Primitifs flamands, I. Corpus (...), XIV, pp. 240-241.
- M.L. Lievens-de Waech, Le Musée National d'Art Ancien et le Musée National des Carreaux de faïence de Lisbonne, Les Primitifs flamands, I. Corpus (...), XVI, pp. 260-254.