CORDIER, Pierre

Bruxelles, 1933


Considéré comme l'un des pionniers de la manipulation expérimentale de la photographie. En 1958, effectue un stage dans l'atelier du photographe Otto Steiner à Saarbrucken. Depuis 1965, enseigne l'histoire de la photographie à l'E.N.S.A.V. (La Cambre). En 1956, l'invention du chimigramme le distingue à la fois des peintres et des photographes. Ce procédé combine, en effet, la chimie de la photographie et la physique de la peinture. L'image s'en obtient, selon sa propre définition, "par l'action localisée de produits chimiques sur la surface photo-sensible, en pleine lumière, sans agrandisseur, sans appareil photographique". Un nouveau langage visuel est né, à l'intérieur duquel l'artiste évolue des techniques les plus simples aux plus sophistiquées, sans exclure l'ordinateur. Photochimigrammes (1963), cosmogrammes, zigzagrammes, musigrammes, illégibiligrammes, démogrammes, tantôt il s'oriente vers une recherche abstraite privilégiant le concept de série et de répétition, tantôt vers une démarche plus figurative ou pur produit de référence à une œuvre existante. Susceptibles par leurs moyens propres d'atteindre aux mêmes effets que la peinture, c'est dans ce sens que se sont développés les récents chimigrammes, présentés lors de la rétrospective Pierre Cordier, au musée des beaux-arts de Bruxelles, en 1988.

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