VAN PLATTENBERG, Matheus

(MONTAIGNE, MONTAGNE, DE PLATE-MONTAIGNE, DE PLATE MONTAGNE, DE LA MONTAIGNE) (Mathieu)
Anvers, 1606 - Paris, 1660


Peintre de portraits, de paysages et de marines; graveur. Formé dans les années 1620 chez Andries van Eertvelt, il se rendit, selon J. Thuillier, vers 1626-1628 à Paris. Il y fit rapidement carrière, lancé par son compatriote Juste d'Egmont. A. Félibien (1679) et P.J. Mariette au XVIIIe siècle font notamment l'éloge de ses qualités de peintre. En 1631, il épousa Catherine Morin, sœur du graveur Jean Morin avec qui il se lia d'amitié. Ce fut ce dernier qui édita ses eaux- fortes. Van Plattenberg devint membre de l'académie de peinture dès sa fondation en 1648. Deux ans plus tard, on le retrouve inscrit comme marguillier de la Nation flamande, gratifié du titre de Peintre du Roy pour les mers. D'après H. Hymans, il eut un fils, également peintre, connu sous le nom de Nicolas de Plate-Montaigne, qui fut l'élève de Philippe de Champaigne. A l'exception d'un "Autoportrait" (Florence, Uffizi), aucune œuvre ne peut plus lui être attribuée avec certitude, la critique l'ayant longtemps confondu avec son homonyme Montagne de Venise (Félibien), également peintre de marines et actif en Italie. Pour tout jugement esthétique, il faut par conséquent s'en remettre à l'œuvre gravé de l'artiste (dont on a pu répertorier vingt-sept estampes signées et accompagnées de l'"excudit" de Morin). Sans renier son origine nordique, Van Plattenberg s'adapta néanmoins au goût français. A mi-chemin entre un J. Fouquières et un L. de La Hyre, il opta pour une vision plus synthétique qu'anecdotique et s'attarda particulièrement aux effets de lumière.

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