VAN BALEN, Hendrik I

Anvers, 1575 ? - 1632


Peintre de scènes mythologiques et bibliques, souvent de petit format. Après une probable période de formation auprès d'A. van Noort, Hendrik van Balen devint, dès 1592/1593, maître de la gilde de Saint-Luc d'Anvers. Ensuite, il prit vraisemblablement le chemin de l'Italie, car on retrouve des influences romaines et bolonaises dans son œuvre. L'influence de H. Rottenhammers, que Van Balen a pu voir à Venise, est toutefois prédominante. En 1605, il épousa, à Anvers, Maria Briers. Il devint doyen de la gilde de Saint-Luc en 1609/1610 et remplit la même fonction pour la gilde des Romanistes en 1613. Van Balen fut un peintre fort apprécié. Il vécut dans l'aisance et dirigea, à partir de 1602, pas moins de vingt-six élèves, dont F. Snyders et A. van Dyck, qui inséra le portrait de son maître dans son "Iconographie". Sa collaboration avec des artistes tels que J. I et J. II Breughel, J. de Momper, J. Wildens et P.P. Rubens est typique des pratiques artistiques au XVIIe siècle à Anvers. Il mourut le 17 juillet 1632 et fut enterré dans l'église Saint-Jacques. Sa fille Maria épousa en 1635 l'élève de Rubens, T. van Thulden. Ses fils Jan, Gaspar et Hendrik II devinrent également peintres. L'œuvre très abondante de Van Balen est partiellement répertoriée (l'article de I. Jost de 1963 fut à ce sujet précurseur). Elle répondit largement aux besoins spécifiques du marché de l'art de son temps. Des tableaux de petit format représentent des scènes mythologiques et allégoriques telles que "Vénus et Amour" (1600, Saint-Pétersbourg, Ermitage) ou "Cérès et les quatre éléments" (1604, en collaboration avec J. I Breughel, Vienne, Kunsthist. Mus.), "L'offrande à Cybèle" (vers 1615/1616, en collaboration avec J. I Breughel, La Haye, Mauritshuis) ou "Diane et ses nymphes épiées par des satyres" (Dresde, Staatl. Kunstsmlg.) et divers "Repas des dieux". Par la représentation élégante du nu, la richesse de détails et les couleurs fraîches et vives, ses tableaux suscitaient l'intérêt d'un public cultivé. Dans de nombreux cas, Van Balen ne peignit que les figures, le paysage et les animaux étant confiés à d'autres artistes. Cette forme de spécialisation rendait possible un rythme de production accéléré. La technique nouvelle qui consistait à peindre sur des plaques de cuivre de petit format, faciles à transporter, visait à satisfaire la demande (quoique ce support entraînait parfois la dégradation des bleus). Les grandes compositions classiques et religieuses que Van Balen réalisa durant les dix dernières années de son activité et qui se trouvent dans les églises d'Anvers trahissent l'influence de Rubens. Méritent d'être signalés le "Triptyque de l'adoration des rois", la "Résurrection du Christ" et la "Sainte Trinité" dans l'église Saint-Jacques et l'"Annonciation" dans l'église Saint-Paul. Partie moins connue de l'œuvre de Van Balen, ces compositions offrent néanmoins une idée des mérites du peintre dans un genre différent, davantage apprécié en son temps.

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