SCHMALZIGAUG, Jules

Anvers, 1882 - Delft, 1917


Peintre et graveur, il est l'artiste belge le plus étroitement apparenté aux futuristes italiens. Après sa jeunesse passée à Anvers, il séjourne en Allemagne pour des raisons de santé. De retour en Belgique, il suit les cours d'I. Verheyden à l'académie des beaux-arts de Bruxelles. En 1905, Schmalzigaug accompagne son ami Walter Vaes, prix de Rome, en Italie où ils séjournent durant une année. Il découvre Venise. En 1906, il devient collaborateur de la revue "Fédération artistique" et secrétaire de "L'art contemporain". Ses premières toiles sont expressives, utilisant une pâte épaisse. En 1911, il part pour Paris où il visite les ateliers de Simon et de R. Ménard. L'année suivante, il voit à la galerie Bernheim-Jeune une exposition des futuristes. La même année, il part pour l'Italie et se fixe à Venise. Il subit le choc du cubisme, du futurisme et se rend compte qu'il existe d'autres visions, des valeurs plastiques différentes. Il revoit son propre travail et se libère de tout académisme belge. Ce sont le dynamisme et la lumière du futurisme qui le fascinent vers 1912. Il est surtout influencé par le divisionnisme analytique de G. Severini et par les états d'esprit simultanés de U. Boccioni. En avril-mai 1914, il est invité par les futuristes à participer à la Esposizione libera futurista internationale tenue dans la galerie Sprovieri à Rome. Il y expose six tableaux et est le seul futuriste belge. A ses côtés l'on trouve Severini, Boccioni, Balla, Carra, Archipenko et Rosanowa. On peut y voir sa toile intitulée "L'esprit de la danse (Sensazione dinamica di danzo)". Ce thème sera fréquemment utilisé par les futuristes, et par Schmalzigaug en particulier. Au début de la guerre, il part avec ses parents en Hollande. Il travaille à La Haye et à Delft et se lie d'amitié avec W. Paerels. C'est là qu'il développe ses théories de la couleur et de la matière et qu'il réalise de nombreux pastels de petits formats. Il y écrit aussi son texte "La panchromie" où il met l'accent sur les contrastes simultanés de la couleur-lumière et de la couleur-feutre. Il fait également une distinction entre couleur purement narrative et couleur qui évoque un état d'esprit. Ses dernières œuvres sont le portrait de Francis Delbeke et le portrait inachevé de Nellie Hurrelbrink.

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