RAMAH, Henri-François

RAEMAKER Henri-François, dit
Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles), 1887 - 1947


Autodidacte malgré quelques cours de dessin à l'académie de Saint-Josse-ten-Noode. En 1909, il débute comme graveur au cercle Le Sillon. Pendant quelques années, il évolue aux côtés des fauves brabançons, passant d'un impressionnisme puissant à un fauvisme construit. A travers ses portraits notamment se manifeste la volonté de mettre en évidence les volumes, la structure du modèle sans renoncer aux effets de lumière. Après la Première Guerre mondiale, sous l'influence de Cézanne et du cubisme, il passe par une stricte période constructive tant formelle que chromatique : les couleurs s'assombrissent et s'uniformisent en des tons camaïeu et l'ensemble de la composition est traité en volumes géométriques ("Portrait de P.G. Van Hecke", 1920). Il fait à cette époque de nombreux voyages en compagnie de P. Maas et séjourne avec lui à Etikhove dans l'entourage de V. de Saedeleer. En 1926, il fait partie du groupe des IX avec C. Permeke, F. Vanden Berghe, G. De Smet et E. Tytgat. Progressivement, sa peinture devient plus expressive : la couleur reprend ses droits, la touche et la matière picturale s'animent même si la construction demeure. Il pratique un expressionnisme fauve qui le mène parfois jusqu'aux confins de l'abstraction lyrique. Sa désinvolture et ses manières successives lui valent une certaine méfiance de la part du public. Expositions individuelles au Centaure à Bruxelles en 1923 et 1925 et à la galerie Dietrich en 1938, 1939 et 1942. Une rétrospective lui est consacrée au musée de l'hôtel Charlier à Bruxelles en 1967.

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