ADRIAENSSEN, Vincent

(ADRIAENSEN, ADRIAENSSENS, ADRIAENSZ, ADRIANSE, ADRIANZA, ADRIANUS, ADREANTIUS, ADRIAZEUS, ADRIAZZUS)dit Le Manchole (Mancholles, Manciol), Il Manciola (Mansiola, Manciol(l)a), Mozzo d'Anversa dit Leckerbetien, Leckerbetje (le Gourmet)
Anvers, 1595 - Rome, 1675


Peintre d'histoire, de batailles et de paysages. Fils d'Emmanuel Adriaenssen, il reçut sa première formation chez son frère Alexander; Vincent Adriaenssen est libre de tutelle en 1621 et part aussitôt en Italie. Il apparaît à Rome pour la première fois en 1625. En 1632/1633, il est cité comme compagnon de Luigi Primo et entre 1633 et 1637, comme celui de Guillaume Wallschart. Il est mentionné en 1635/1636 dans les listes des artistes devant payer une taxe à l'académie Saint-Luc, et son surnom de Manciola y apparaît pour la première fois. Dès 1635, huit tableaux représentant une "Bataille" et un "Paysage avec une chasse au sanglier" sont mentionnés dans la collection du duc de Savoie. Il rédige par deux fois son testament, en 1640 et en 1645; le dernier est révoqué en 1661. A partir de 1642, son départ pour la France se prépare. Entre 1646 et 1660, son nom disparaît des archives romaines, pour n'y réapparaître qu'en 1661, précisément. Cette longue absence a trouvé une explication dès le moment où le peintre Leckerbetien-Le Manchole, actif à Paris durant cette même période et d'abord identifié à Vincent Malo, Wenzel Cobergher et Vincenzo Armano, a été enfin assimilé à Vincent Adriaenssen. De plus, la relation d'un procès en 1667/1668 apprend qu'Adriaenssen était manchot de la main droite et pour cela surnommé Il Manciola, qu'il avait été à Paris plusieurs années et que L. Garzio y avait été son élève. Engagé en 1645 à la cour française sous l'influence de Nicolas Poussin, il peignit quatre frises pour le pavillon du roi au château de Vincennes, représentant les "Combats d'Alexandre le Grand", et deux scènes de bataille pour le château de Saint-Cloud (toutes ces œuvres ont disparu). En France, il travailla surtout pour le cardinal Mazarin pour lequel il exécuta de nombreuses scènes de chasse et des tableaux dont les sujets étaient tirés de l'histoire romaine. A la mort de son protecteur en 1661, il retourna à Rome. Un tableau, peint en 1643, représentant un "Combat d'amazones" se trouvait dans la collection royale à Berlin en 1790. Il fut conservé jusqu'en 1944 au Kunstgewerbe Museum. Concernant son activité en Italie, plusieurs tableaux, parmi lesquels des scènes de combat et de chasse et une "Conversion de saint Paul", sont mentionnés dans les documents d'archives et les inventaires romains du XVIIe siècle mais aucun n'a pu être identifié à ce jour.

Rédacteur

Bibliographie