FLOUQUET, Pierre-Louis

Paris, 1900 - Bruxelles, 1967


Peintre, graveur, dessinateur et créateur de décors; également critique d'art et poète. Etabli à Bruxelles à partir de 1910, il étudie à l'académie des beauxarts où il fait la connaissance de Magritte. Ils partagent le même atelier. En 1919, ils débutent ensemble comme peintres, illustrateurs et créateurs d'affiches. Flouquet participe à l'avant-garde bruxelloise, anversoise et parisienne. Ses premières œuvres forment la synthèse entre cubisme et futurisme. En 1921, il publie dans "Ça Ira" un recueil de linogravures quasi abstraites. En 1922, il est parmi les fondateurs de la revue bruxelloise "7 Arts". Il y défend le modernisme dans des textes et des illustrations. Entre 1922 et 1927, son œuvre évolue essentiellement par séries : "Paysage plastique, Féminité, Composition, Formes, Construction". Dans certaines de ces séries, la figure humaine, fortement stylisée, est représentée sur un fond géométrique suggérant parfois un paysage urbain. D'autres séries consistent en des compositions purement géométriques : une simple division de surfaces, une construction architecturale ou un mouvement contenu. Par leur teneur psychologique, au-delà de tout élément décoratif, plusieurs de ces œuvres appartiennent à la Plastique pure sentimentale. En dehors de ces compositions abstraites, il réalise de nombreux portraits de ses contemporains aux formes stylisées. Dans la mouvance de l'idéologie de la Plastique pure, qui défend l'intégration des différentes formes artistiques à l'architecture, il conçoit, en 1922, à la demande de V. Bourgeois, les vitraux de la Cité moderne à Berchem. Jusqu'en 1928, il participe régulièrement à des expositions en Belgique et à l'étranger. Ainsi, en 1925, la galerie berlinoise Der Sturm organise-t-elle une exposition de son œuvre. La même année, il fonde avec M.L. Baugniet et J.J. Gaillard L'Assaut, groupe en compagnie duquel il participe à des représentations théâtrales à Paris et à New York. Vers 1928, il renonce à la Plastique pure et évolue vers un art figuratif à caractère quasi expressionniste. Il peint et dessine des scènes religieuses ainsi que des portraits caricaturaux. En 1931, il fonde le "Journal des poètes". A partir de 1932, il dirige la revue "Bâtir". Lorsqu'il cesse définitivement de peindre, vers 1934, il s'engage dans la voie de la poésie, de la littérature et de la critique architecturale. Après la Deuxième Guerre mondiale, il fonde "La Maison", revue qui, au même titre que "Bâtir", se consacre à l'urbanisme, à l'architecture et aux arts et techniques qui leur sont liés.

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