DE SAEDELEER, Valerius

Alost, 1867 - Lempegem, 1941


Peintre de paysages et graveur. Fils d'un petit industriel du textile d'Alost, il s'oriente vers la peinture relativement tard. Après avoir reçu sa formation dans l'atelier de T.J. Canneel, à l'académie de Gand, où, en 1884, il se lie avec G. Minne d'une amitié qui durera toute leur vie, De Saedeleer opte définitivement pour la carrière de peintre en 1887 et poursuit ensuite sa formation dans l'atelier Courtens à Bruxelles. Il accompagne le grand paysagiste en Flandre zélandaise et dans la région de Termonde, et se considère comme son élève. Après son mariage en 1889, il connaît une existence vagabonde et misérable, marquée par de fréquents accès de révolte et de doute. Après une période un peu plus calme, passée à Lissewege entre 1895 et 1898, il s'installe à Laethem et forme avec Minne le noyau originel du premier groupe de Laethem. Encore inspirés à l'origine par l'esthétique picturale de l'impressionnisme, son style et sa vision subissent une transformation profonde au cours des années 1900-1903, en accord avec les conceptions spiritualistes qui inspirent la colonie d'artistes de Laethem. En 1904, De Saedeleer se convertit au catholicisme et, avec une grande justesse, transpose sa vision synthétisante et idéalisante du paysage dans une importante série de vues de la Lys qui lui procurent, après les années difficiles, une première notoriété internationale. Il porte à sa maturité cette conception du paysage, idéaliste et décorative, en travaillant à Tiegem de 1908 à 1914, au pays de Galles pendant la Première Guerre mondiale et, de 1921 à sa mort, successivement à Etikhove et Leupegem, dans les Ardennes flamandes. Lorsqu'il atteint la pleine expression de son art, sa couleur reste soumise à la ligne et à la composition. L'image de la nature est convertie en une représentation idéale de celle-ci, épurée de toute forme de violence. Ses paysages étaient toujours conçus en atelier, mais leur exécution précédée de nombreuses esquisses préparatoires. Les toiles ainsi réalisées furent souvent gravées par lui-même. Il reproduisait le dessin et les contours par une gravure au trait. Les parties colorées, aux nuances subtiles, mais limitées dans leur gamme, étaient restituées par aquatinte.

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